La chute des prix du pétrole est-elle dommageable aux énergies renouvelables ?

La chute des prix du pétrole est-elle dommageable aux énergies renouvelables ?

Publié le 27/08/2015 // Modifié le 09/08/2018

La transition énergétique serait amenée à souffrir de la baisse

En cette période de crise et de prise de conscience environnementale, les marchés liés à l’écologie et à l’environnement sont florissants. Quand on est un créateur d’entreprise passionné par le développement durable, l’idée de se lancer en franchise avec une enseigne du secteur est séduisante. Pourtant, tout n’est pas rose chez les verts, et certains experts envisagent un ralentissement dû à la chute des prix du pétrole. Explications.

Un marché encore volatil

De mémoire d’homme, l’annonce que les prix de pétrole sont à la baisse a toujours été une bonne nouvelle : les consommateurs gagnent en pouvoir d’achat et les entreprises peuvent augmenter leur marge ou répercuter la baisse sur leurs tarifs. Après une baisse jusqu’à 40 dollars le baril, les prix se sont stabilisés aux alentour de 60 dollars, mais personne ne peut dire si on en restera là tant l’avenir de l’offre est incertain. Indicateur encourageant : l’OPEP annonçait au début du mois de juin maintenir son objectif de production à 30 millions de barils par jour pendant les six prochains mois.

Des répercussions sur les énergies renouvelables

Les chiffres cités ci-dessus ne seraient pas inquiétants s’ils ne s’inscrivaient pas dans un contexte d’investissements massifs dans les énergies vertes. Par exemple en 2014, les sommes investies avaient gagné 16 % par rapport à l’année précédente. Cette progression devait se poursuivre sur 2015 et dans les années à venir, mais l’annonce de la baisse des prix dans le secteur pétrolier fait l’effet du proverbial chien dans un jeu de quilles. Si on sait pertinemment que les réserves d’énergies fossiles s’épuisent à un niveau global et qu’il est urgent de développer les infrastructures pour des solutions alternatives, pour les investisseurs c’est la rentabilité qui prime…

Pourtant, une étude plus détaillée des sommes investies en corrélation avec les courbes des prix du pétrole révèle quelques faits rassurants. En premier lieu, l’Europe avait vu les investissements dans les énergies renouvelables baisser entre 2012 et 2013 alors que le baril de pétrole continuait d’augmenter. Ensuite, les énergies renouvelables concernent principalement la production d’électricité alors que le pétrole ne représente que 5 % de la production d’électricité mondiale. La concurrence est pour ainsi dire inexistante hors du marché des véhicules. De ce côté en revanche, il faut s’attendre à ce que le prix des combustibles fossiles continue à freiner le développement du secteur des véhicules électriques et hybrides. Grosses consommatrices de pétrole elles aussi, les compagnies aériennes ne verront pas d’avantage immédiat à s’intéresser aux énergies renouvelables dans un avenir proche.

Il faut aussi prendre en compte que la tendance des cours du pétrole a toujours été à la hausse depuis cinquante ans. Ainsi, les investisseurs qui prennent du recul verront forcément l’intérêt des énergies renouvelables. D’autant plus que les gouvernements ne sont pas près d’arrêter de subventionner le secteur.

En conclusion : pas de panique ! S’il faudra s’armer de patience pour voir les énergies vertes remplacer le pétrole, les facteurs économiques ne feront pas changer les consommateurs d’avis.

La transition énergétique serait amenée à souffrir de la baisse

En cette période de crise et de prise de conscience environnementale, les marchés liés à l’écologie et à l’environnement sont florissants. Quand on est un créateur d’entreprise passionné par le développement durable, l’idée de se lancer en franchise avec une enseigne du secteur est séduisante. Pourtant, tout n’est pas rose chez les verts, et certains experts envisagent un ralentissement dû à la chute des prix du pétrole. Explications.

Un marché encore volatil

De mémoire d’homme, l’annonce que les prix de pétrole sont à la baisse a toujours été une bonne nouvelle : les consommateurs gagnent en pouvoir d’achat et les entreprises peuvent augmenter leur marge ou répercuter la baisse sur leurs tarifs. Après une baisse jusqu’à 40 dollars le baril, les prix se sont stabilisés aux alentour de 60 dollars, mais personne ne peut dire si on en restera là tant l’avenir de l’offre est incertain. Indicateur encourageant : l’OPEP annonçait au début du mois de juin maintenir son objectif de production à 30 millions de barils par jour pendant les six prochains mois.

Des répercussions sur les énergies renouvelables

Les chiffres cités ci-dessus ne seraient pas inquiétants s’ils ne s’inscrivaient pas dans un contexte d’investissements massifs dans les énergies vertes. Par exemple en 2014, les sommes investies avaient gagné 16 % par rapport à l’année précédente. Cette progression devait se poursuivre sur 2015 et dans les années à venir, mais l’annonce de la baisse des prix dans le secteur pétrolier fait l’effet du proverbial chien dans un jeu de quilles. Si on sait pertinemment que les réserves d’énergies fossiles s’épuisent à un niveau global et qu’il est urgent de développer les infrastructures pour des solutions alternatives, pour les investisseurs c’est la rentabilité qui prime…

Pourtant, une étude plus détaillée des sommes investies en corrélation avec les courbes des prix du pétrole révèle quelques faits rassurants. En premier lieu, l’Europe avait vu les investissements dans les énergies renouvelables baisser entre 2012 et 2013 alors que le baril de pétrole continuait d’augmenter. Ensuite, les énergies renouvelables concernent principalement la production d’électricité alors que le pétrole ne représente que 5 % de la production d’électricité mondiale. La concurrence est pour ainsi dire inexistante hors du marché des véhicules. De ce côté en revanche, il faut s’attendre à ce que le prix des combustibles fossiles continue à freiner le développement du secteur des véhicules électriques et hybrides. Grosses consommatrices de pétrole elles aussi, les compagnies aériennes ne verront pas d’avantage immédiat à s’intéresser aux énergies renouvelables dans un avenir proche.

Il faut aussi prendre en compte que la tendance des cours du pétrole a toujours été à la hausse depuis cinquante ans. Ainsi, les investisseurs qui prennent du recul verront forcément l’intérêt des énergies renouvelables. D’autant plus que les gouvernements ne sont pas près d’arrêter de subventionner le secteur.

En conclusion : pas de panique ! S’il faudra s’armer de patience pour voir les énergies vertes remplacer le pétrole, les facteurs économiques ne feront pas changer les consommateurs d’avis.

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