La croissance verte remise en cause, l’État tiendra-t-il ses promesses ?

La croissance verte remise en cause, l’État tiendra-t-il ses promesses ?

Publié le 29/08/2013 // Modifié le 09/08/2018

Les franchisés du secteur de l’écologie et de l’environnement sont heureux de profiter de l’ambiance “ verte ” qui prévaut dans le pays. À la Conférence environnementale en septembre dernier, François Hollande s’était prononcé en faveur d’une transition énergétique et écologique, qu’il avait qualifiée “ d’axe prioritaire du développement de demain ”. Cependant, de récents indicateurs semblent montrer que la croissance verte passe au second plan derrière la réduction de la dette publique. Sommes-nous à l’aube d’un changement de cap ?

La croissance verte, une arme contre la crise

La croissance verte, “ green growth ” en anglais, décrit une voie de croissance économique qui fait usage des ressources naturelles d’une manière durable. Elle a pour but de remplacer le concept de la croissance économique classique à travers le monde. Comme l’économie verte, la croissance verte démontre que l’écologie peut marcher main dans la main avec le concept de croissance économique.

Un document de l’OCDE publié en mars dernier et intitulé “ Placer la croissance verte au cœur du développement ” souligne que “ pour éviter l’épuisement des ressources naturelles, le changement climatique et l’insécurité sociale, il est essentiel de parvenir à concilier le développement avec la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles. ”

Le même texte prédit que la croissance verte pourra avoir les conséquences suivantes : la sauvegarde des actifs naturels nécessaires à l’humanité ; le recul de la pauvreté ; la création de débouchés économiques ; la mise en place d’infrastructures résilientes ; une vulnérabilité moindre face aux catastrophes naturelles ; un meilleur accès à l’eau propre ; et enfin une meilleure sécurité des moyens d’existence.

En France comme à l’étranger, de nombreux acteurs du monde de l’économie considèrent que la croissance verte pourrait être un moyen de lutter contre la crise et de relancer le développement économique. Dans le livre “ La croissance verte : une solution d’avenir ”, le Cercle des économistes voit un obstacle majeur à l’établissement de la croissance verte : la participation du monde de la finance. Et c’est là sans doute que le bât blesse.

Un gouvernement qui perd son engagement ?

Le dossier des gaz de schiste, affaire brûlante s’il en est, est au cœur des enjeux pour les écologistes de France et d’ailleurs. Si Delphine Batho a déclaré devoir son limogeage à la présence aux plus hauts niveau de l’État des lobbies pétroliers, moins d’un an auparavant, sa prédécesseure Nicole Bricq avait été remerciée pour s’être opposée à l’attribution de permis de forage offshore en Guyane.

Les écologistes de tous bords sont inquiets. Ces derniers mois, l’État semble avoir changé d’orientation. L’aval de la TSCG, la baisse de 7 % du budget du ministère de l’Écologie, la remise en cause de la législation environnementale s’appliquant aux élevages agro-industriels, l’augmentation de la durée de vie des centrales nucléaires… autant d’événements qui font douter de la volonté de mener à terme la transition écologique. Peut-on encore croire à la volonté du gouvernement de favoriser la croissance verte ?

Les franchisés du secteur de l’écologie et de l’environnement sont heureux de profiter de l’ambiance “ verte ” qui prévaut dans le pays. À la Conférence environnementale en septembre dernier, François Hollande s’était prononcé en faveur d’une transition énergétique et écologique, qu’il avait qualifiée “ d’axe prioritaire du développement de demain ”. Cependant, de récents indicateurs semblent montrer que la croissance verte passe au second plan derrière la réduction de la dette publique. Sommes-nous à l’aube d’un changement de cap ?

La croissance verte, une arme contre la crise

La croissance verte, “ green growth ” en anglais, décrit une voie de croissance économique qui fait usage des ressources naturelles d’une manière durable. Elle a pour but de remplacer le concept de la croissance économique classique à travers le monde. Comme l’économie verte, la croissance verte démontre que l’écologie peut marcher main dans la main avec le concept de croissance économique.

Un document de l’OCDE publié en mars dernier et intitulé “ Placer la croissance verte au cœur du développement ” souligne que “ pour éviter l’épuisement des ressources naturelles, le changement climatique et l’insécurité sociale, il est essentiel de parvenir à concilier le développement avec la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles. ”

Le même texte prédit que la croissance verte pourra avoir les conséquences suivantes : la sauvegarde des actifs naturels nécessaires à l’humanité ; le recul de la pauvreté ; la création de débouchés économiques ; la mise en place d’infrastructures résilientes ; une vulnérabilité moindre face aux catastrophes naturelles ; un meilleur accès à l’eau propre ; et enfin une meilleure sécurité des moyens d’existence.

En France comme à l’étranger, de nombreux acteurs du monde de l’économie considèrent que la croissance verte pourrait être un moyen de lutter contre la crise et de relancer le développement économique. Dans le livre “ La croissance verte : une solution d’avenir ”, le Cercle des économistes voit un obstacle majeur à l’établissement de la croissance verte : la participation du monde de la finance. Et c’est là sans doute que le bât blesse.

Un gouvernement qui perd son engagement ?

Le dossier des gaz de schiste, affaire brûlante s’il en est, est au cœur des enjeux pour les écologistes de France et d’ailleurs. Si Delphine Batho a déclaré devoir son limogeage à la présence aux plus hauts niveau de l’État des lobbies pétroliers, moins d’un an auparavant, sa prédécesseure Nicole Bricq avait été remerciée pour s’être opposée à l’attribution de permis de forage offshore en Guyane.

Les écologistes de tous bords sont inquiets. Ces derniers mois, l’État semble avoir changé d’orientation. L’aval de la TSCG, la baisse de 7 % du budget du ministère de l’Écologie, la remise en cause de la législation environnementale s’appliquant aux élevages agro-industriels, l’augmentation de la durée de vie des centrales nucléaires… autant d’événements qui font douter de la volonté de mener à terme la transition écologique. Peut-on encore croire à la volonté du gouvernement de favoriser la croissance verte ?

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